Peru’s great divide !!!!!

Cette fois c’est le vélo……..

Départ de Huaraz 3000 m pour atteindre Conococha à 4100 m sur une excellente route avec peu de circulation.

De Conococha nous empruntons le fameux sentier ou piste qu’on appelle la séparation des eaux et qui serpente dans la cordillère Huayhuash.

C’est l’isolement qui commence avec ces incertitudes comme l’eau, la nourriture, l’hébergement ou le campement donc nous partons avec des provisions pour plusieurs jours.

C’est 228 km de pistes caillouteuses, sableuses qui montent, descendent, qui tournent en épingles à cheveux avec un dénivelé négatif total de 5200m et en positif 4000 m. Nous mettrons 7 jours pour effectuer ce parcours difficile, éprouvant, avec des moments de découragement, d’extrême fatigue, en rêvant même de voir passer un pickup.

La récompense de tous ces efforts est là en permanence tout autour de nous…. ces montagnes majestueuses aux couleurs parfois chatoyantes, ces hauts plateaux, ces vallées vertigineuses, ces gorges, ces régions où ne poussent que des cactus. On s’arrête émerveillé devant des condors qui tournoient au dessus de nos têtes. On s’étonne de ces tous petits villages perdus dans ces Andes aux maisons sans chauffage.

C’est tout simplement spectaculaire, géant, une beauté qui donne le vertige!!!!!!

Départ de Huaraz.

Groupe d’alpagas au bord de la laguna.

Conococha 4100 m ici on démarre la piste sans possibilité d’en sortir.

Nous laissons les cimes blanches derrière nous.

il faut parfois pousser à deux.

Heureux, nous allons enfin faire de la descente, enfin c’est ce que nous pensions à ce moment, la réalité était tout autre….

Rajan, à l’aide d’un policier nous réussirons à déjeuner, voici la cuisine et sa cuisinière.

Voici ce que nous descendons et montons après maintes arrêts pour le souffle.

Village de Llipa où nous dormirons.

On est passé là bas, non plutôt là.

La piste est souvent douloureuse mais le décor est majestueux.

Devinez qui sont ces petits terriens qui arrivent à vélo ?

Au pays des cactus géants notre Yves est petit, mais lui au moins est plus doux avec nous.

Roches aux couleurs dorées!

Tumac, village 2 maisons dont une fait boutique. Le bonheur, on est hébergé et nourri dans ce décor de cuisine où l’élevage de cochons d’inde circule sur la terre battue en mangeant le maïs.

A 84 ans, elle cuisine, se chauffe au soleil l’après midi. Elle voit ma bague et nous explique qu’elle a perdu son mari en avril dernier.

Nous testons l’eau chaude à plus de 40 degrés à Tumac.

Cette araignée qui fait 10 cm de long se trouve dans la rocaille, qui peut dire son nom et sa dangerosité ? Je n’ai pas trouvé sur le net.

Au village de Yochhi nous ne trouvons rien pour dormir alors on se met en quête d’une surface plane non caillouteuse quand un homme s’approche de nous et nous propose la cabane à moutons, on fera avec en mettant une bâche sous nos duvets. Générosité de la personne qui nous offre une quarantaine de petits pains ronds.

Déception le lendemain matin, le ruisseau qui coulait à plein a été dévié, on repartira avec peu d’eau.

En admiration !

En repos !

Bivouac à 4460 m juste avant le col de Pacomayo qui se trouve à 4540 m, pas de replat avant. Nous installons notre campement sous un vent glacial. Au petit matin tout est recouvert d’une pellicule blanche de gelée.

Pause pique nique devant l’immensité des montagnes.

4850 m, laguna au col Punta Chanca

Le souffle, les jambes nous manquent mais nous sommes heureux d’être là parmi ces géants, nous si petits.

Oyon….. ouf nous y sommes arrivés, par une vingtaine de kilomètres sur route bitumée.

Voilà quelques plats péruviens qui nous requinquent :

Saladier de soupe délicieuse composée de pâtes, d’oeuf, de viande, de pommes de terre, ciboulette, etc….

Gros plat de « tallarin saltado »

« bistech a lo pobre » Biftek du pauvre, le plat préféré de Yves.

Aujourd’hui c’est repos nécessaire pour tous…….

Avant de repartir à l’assaut du prochain col, qu’on espère asphalté, à 4766 m.

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Huaraz et la cordillère blanche

Trek laguna Wilcacocha sur la journée

Notre voyage va se dérouler entre 3000m et 4500 m d’altitude, parfois plus!

Le soroche ou mal des montagnes nous guette… céphalées et divers désagréments nous attendent. Un seul remède, nous acclimater progressivement. Et un autre plus ou moins licite, la coca. On fera comme les locaux…

Notre hôte Umberto nous conseille une petite randonnée locale, la laguna Wilcacocha. On s’y rend en « collectivo », minibus surchargé! Très aimablement des péruviens nous cèdent leur place ceci nous évitant de voyager plié en deux voire en quatre!

Le lac peut être atteint par une piste qu’utilisent les locaux ou par l’ancien sentier sur lequel on ne rencontre que des touristes au souffle court.

Le lac est un peu décevant par contre la vue est splendide sur la cordillera Blanca.

Au retour nous affronterons une bande de joyeux gamins qui nous ficellent par jeux. Bernadette nous libère en distribuant quelques biscuits !

Chavin de Huantar

Longue journée culturelle nous attend. Nous partons en excursion pour le site très réputé de Chavin de Huantar. c’est une balise essentielle quand on s’intéresse aux civilisations précolombiennes. Chavin était un grand centre religieux ou les populations en provenance des quatre coins des Andes se rendaient pour écouter les Oracles. la mescaline, la coca,la Chicha, et autres hallucinogènes étaient de la partie.

Le site est grandiose divisé en deux parties.

La plus ancienne « tempo viejo » consiste en un édifice abritant des galeries souterraines et depuis toujours 1300 av JC l’idole sacré de la culture Chavin, le lonzon monolithe en granite sculpté de 4. 60 m de haut. d’autres idoles de pierres ont été exhumés par les archéologues la stèle de raymondi et l’obélisque de « tello ».

La partie plus récente le Castillo date de 500 av. J.-C. galeries et têtes sculptées transportés au musée en font l’originalité.

la visite du musée retrace les origines et le développement de la culture chavin on’y retrouve notamment les fameuses têtes sculptées et l’obélisque.

Au retour passage de col à près de 4290 m, neige ! que sera notre avenir de pauvres cyclotouristes?

Punta de Callan

Nous avons récupéré nos vélos, une petite ascension jusqu’à 3600 m dans la cordillère noire, mes maux de tête ont repris et l’orage devient très menaçant. Une belle vue sur la ville d’Huaraz.

Glacier Pastoruri

Un minibus nous conduit au coeur de l’immense parc national du Huascaran qui compte plus de 660 glaciers. Piste sur 40 km pour arriver à 4600m.

Large vallée d’origine glacière, de hautes sentinelles « les puyas raimondi » montent la garde de ces hauts plateaux où se trouvent des lagunes, faune et flore diverses.

Arrivée au glacier après une bonne heure d’ascension très très lente.

Puya raimondi qui a une unique floraison dans sa vie de 40 à 100 ans. Sa ample fleurale peut compter plus de 2000 fleurs.

4 jours de trek sur le Santa Cruz

3 h de mini bus en traversant la région fertile d’Ancash et une longue ascension sur piste vertigineuse pour accéder au point de randonnée.

C’est tout simplement spectaculaire, grandiose, passer le col Union a 4760 m et se dire que au dessus de nous il y a encore 2000 m avec le Huascaran. Nos campements sont sur de hauts plateaux dominés par les cimes blanches dentelées qui se détachent sur un ciel bleu azur. Nous verrons le Paramount ( celui de présentation des films d’autrefois).

Les photos parlent d’elles-mêmes :

Notre premier campement !

Un habitat encore occupé par une femme âgée alors que tout ce qui concerne le parc national a été évacué, seuls les troupeaux occupent l’espace avec la faune sauvage.

Une lagune bien colorée

Oie de montagne

Lagune devenue désert de sable suite à l’important séisme de 1970

Juste avant le passage du col Union à 4760 m, on quitte la vallée de Santa Cruz.

Village sur la descente de Vaqueria.

Une idée des pistes que nous empruntons en bus, attention au vertige.

Lagune idyllique……

Hungay

Arrêt pour une visite au vIllage de Hungay devenu parc souvenir suite au séisme de 1970 qui ébranla une partie du glacier nord Huascaran qui vint boucher le rio Santa et ensuite détruisit le village complètement ce qui fit 20 000 morts.

Après ces quelques jours chez notre guesthouse Humberto et son épouse Gladys nous reprenons la direction du sud avec nos vélos.

Un grand merci à, Humberto et son équipe pour la gentillesse, leur attention et leurs connaissances et ce grand professionnalisme.

Lima

Nos transports

Finalement le ouibus nous prendra toutes les deux avec nos cartons encombrants malgré le chauffeur peu aimable. Nous trouvons une navette gratuite pour faire Orly Sud à Orly Ouest où nous prenons notre premier avion Paris Madrid avec une heure de retard.

Nous arrivons à l’aéroport de Lima à 5h du matin et nous en repartirons 1h30 après avec nos cartons légèrement ouverts, et jusqu’à l’auberge de jeunesse qui se trouve à 10 km au sud de Lima.

Deux jours à visiter Lima essentiellement le centre historique datant de l’époque coloniale.

Place San Martin

Place Mayor ou place des armes, belle architecture avec balcons en bois.

Cathédrale de Lima qui renferme 16 chapelles aux magnifiques retables.

Lima « la grise » avec ses bidonvilles colorés accolés à la montagne dont la roche est friable.

Place des armes

Visite du musée archéologique des civilisations de l’histoire du Pérou

Civilisation Pacaras (tombes)

Simon Bolivar et San Martin

Les deux libérateurs du Pérou en 1821.

La croix San Cristobal sur une colline friable à 400m est accessible uniquement par taxi. Le nôtre y monte pour la première fois et se signe, il demandera plusieurs fois la route qui grimpe entre bidonvilles et croix.

Elle domine la capitale de ses 26m, haut lieu de pèlerinage.

sur l’esplanade de Lima au bord du rio Rimac dégustation de Chicha boisson à base de maïs violet et une sorte de beignets les picarones.

Départ en bus pour Huaraz avec 8 heures de trajet, 450 km par une route spectaculaire. Désert de sable au bord du Pacifique par la Panaméricaine, oasis et lente ascension pour atteindre un col à 4000m entouré de hautes montagnes. Vue splendide sur les sommets enneigés.

Huaraz où nous attendons toujours nos vélos partis en transporteur depuis 4 jours ???

Bernadette et Yves ont déjà fait un trek et une visite, pour moi repos violents maux de tête et nausées.

des difficultés pour s’abonner…..

Suite aux difficultés rencontrées pour s’abonner au blog « Pérou », je viens de faire une modification sur le site. Vous pouvez donc vous enregistrer sans l’obligation de créer un compte ……

https://veloperou.wordpress.com/

J’ai vu aussi que certains (nouveaux) s’étaient abonnés sur l’Inde du Sud, donc à refaire sur le Pérou.

A bientôt……

 

Bientôt le départ…..

Le 18 c’est dans bientôt….. Carton, bagage cabine sont prêts, savamment pesés aussi.

Avec Bernadette nous essaierons de prendre le ouibus avec nos cartons afin de rejoindre l’aéroport d’Orly sud et ensuite Ouest. Un voyage avion qui doit durer près de 19 heures. Si le ouibus ne veut pas de nous (le carton est hors normes tolérées) nous passerons au plan B (Michel nous conduira jusqu’à l’aéroport).

J’ai beau partir de façon régulière, je n’aime pas les départs et encore moins les retours, mais sur place c’est tout simplement fabuleux.

Ce blog sera tenu uniquement sur mon téléphone, donc les articles seront moins longs et aussi moins de photos, mais je ferai le maximum pour vous faire vivre à distance les splendeurs panoramiques, culturelles du Pérou.

L’Amérique du sud

Il s’agit de l’extrait de l’article.

Visiter le Pérou en choisissant le vélo comme moyen de locomotion, c’est faire le choix de certaines difficultés avec l’altitude, le froid, le relief, les pistes, l’isolement parfois, le poids des vélos (pour le camping/bivouac, toile de tente, duvet). Pour les treks, le sac à dos et batons seront loués sur place.

Trois mois pour s’imprégner de ces hauts sommets andins, des multiples volcans, de toutes ces cultures précolombiennes.