Au coeur de l’Apurimac

600 km d’Ayacucho à Cuzco par Abancay par un itinéraire très accidenté.

Ayacucho à Andahuaylas

245 km avec un passage de col maxi à 4400 m, le point le plus bas à 1900 m.

Successions de longues montées, longues descentes, sous la grosse chaleur ou le froid quand ce n’est pas la pluie ou la grêle. Le décor change en permanence, on s’émerveille des couleurs, on se désole de régions désertiques jusqu’à trouver un toit dans un village perdu et c’est un bonheur tout simple, les rencontres, les échanges…….

Nous quittons nos charmants hébergeurs Alicia et Carlos qui nous remet un pin’s du Pérou.

43 km d’ascension pour atteindre le premier col Toccto à 4240 m, le froid a remplacé le soleil, 17 h il est temps de chercher un emplacement de bivouac dans cette immense désolation.

18 h 30 il fait nuit, une voiture de police nous a repérés, 2 policiers armés de mitraillettes arrivent à notre hauteur, simple contrôle afin de savoir si tout se passe bien. 19 h 30 une nouvelle voiture de police arrive en nous demandant avec insistance d’aller camper à 6 km plus loin en invoquant le très mauvais temps pour cette nuit. Evidemment nous ne bougeons pas. 20 h, il pleut très fort, orage qui tonne et pour finir mon chapiteau s’écroule sous le poids de la grêle…… très mauvaise nuit…..

Juste avant le col à 4400 m le bonheur de rencontrer des vigognes (animal sauvage) dans ces immenses prairies désertiques.

Ocros : grand déballage pour séchage des toiles mouillées de la nuit et de nos tenues du jour avec une descente de 30 km sous une pluie glaciale, nous arrivons frigorifiés.

1900 m Rio Pampas

Curieusement aujourd’hui c’est sous 40 degrés que nous grimpons dans un décor de plantations de papayes, mangues, bananes, avocats et canne à sucre.

Oh combien on imagine le plaisir de cette Péruvienne à surveiller son troupeau devant un panorama pareil!!!

L’horizon est infini……

De petits cactus forment des grosses touffes blanches

Parsemées de fleurs jaunes lumineuses.

Après la montée de 38 km au col Soracocha à 4260 m avec un dénivelé de plus de 1400 m, dans une descente qui fait 45 km, on se sent aérien comme un oiseau qui plane au dessus des montagnes…. un pur bonheur.

C’est la région des pommes de terre, du maïs et des avocats, d’ailleurs lors d’un pique nique nous avons fait une récolte sauvage.

Champ de pommes de terre en fleurs

Un regard sur Andahuaylas

Forteresse de Sondor

Site archéologique de la civilisation Chanka (période de 1000 à 1430 ans) que les Incas ont combattu et incorporé à leur Empire.

Brouillard dense, il nous faut chercher chaque site

L’escalier de la pyramide menant aux sept paliers

Par la suite les Incas on fait leurs temples

Laguna Pacucha

Lac d’une circonférence de 15 km, sauvage, entouré de cultures, de petits villages ainsi que de restaurants dont la spécialité est le « ceviche« .

Une légende veut que les habitants de cette vallée étaient méchants. Une sorcière implora les éléments du ciel afin d’inonder la vallée. Depuis des sirènes hommes-femmes attirent les touristes pour les noyer….

Jour de Toussaint : jour de fête avec un très long défilé musical composé de jolis petits anges blancs.

La coutume est de déguster des pains sucrés, nous ne manquons pas bien sûr de savourer ce pain.

De Andahuaylas à Abancay

151 km sur deux jours de montagnes russes, point le plus haut à 4200 m et le plus bas 1800 m.

L’habitat à 3500 m

Une nouvelle fois nous dépassons les 4000 m et redécouvrons depuis longtemps les sommets de plus de 6000 m enneigés.

Bernadette dans la dernière ascension de la journée (670 m de dénivelé sur 18 km) pour atteindre Abancay.

16 h, on ne peut pas faire meilleure entrée dans une ville ….. nous sommes absorbés dans ce long défilé coloré….. fête du 2 novembre !!!!! Magique, toute fatigue disparait….

Abancay : jour de repos

Nous choisissons une balade dans le sanctuaire national d’Ampay. Nous pénétrons dans une immense forêt composée essentiellement d’un conifère natif du Pérou : le intimpa, variété de sapin aux tiges très souples. Le lichen enveloppe complètement les troncs et les branches d’arbres qui servent de tuteurs à de nombreuses variétés de fleurs.

Nous atteignons une première lagune située à 3275 m d’origine glacière après 1 h 30 de marche.

Variété de fuchsia qui, ici, est un arbre.

Des lupins qui font 2 m de hauteur.

De superbes bromélias poussant sur les intimpas.

Joli papillon de 10 cm d’envergure.

Belle famille péruvienne avec deux mamans, six enfants et un bébé grimpant à la première laguna.

Deuxième laguna à 3875 m d’altitude où nous faisons notre pause pique-nique. Nous y verrons deux baigneurs…. brrrrrr

En définitive, notre journée de repos s’est résumée en une belle randonnée avec 1000 m de montée et idem en descente……

On s’est posé la question : est ce l’altitude qui nous atteint ? toujours et encore…. ce qui est sûr, c’est que nous sommes bien et en forme après 1 mois et demi de voyage à vélo.

Abancay à Cusco

200 km avec toujours de très longues ascensions qui avoisinent les 38/40 km. On navigue entre 1800 et 4025 m entre cultures et terres en pleins labours suivant l’altitude. Chacun prend sa cadence avec ses pauses photos, en-cas, admiration du paysage. Ascension en solitaire qui invite à la méditation, aux réflexions et on se retrouve pour le pique-nique en commun.

La montée n’est pas visuelle mais bien réelle……

Sur la route, arrêt a Saywite pour admirer ce monolithe de 4 m de diamètre pesant plusieurs tonnes. D’origine Inca datant de 1400. Gravée sur la surface supérieure, cette pierre représenterait l’empire Inca avec la ville de Cusco, le Machu Picchu, l’Amazonie, les animaux symboliques, etc…..

Le temple et sa porte du soleil.

Les méandres du rio Apurimac

Depuis Ayacucho, la météo n’est plus la même. La température atteint facilement les 40 degrés en fin de matinée, midi le ciel est très noir comme sur cette photo, on ne s’inquiète plus, on a l’habitude, l’orage et les éclairs tournent dans l’air tout l’après-midi et c’est vers 17 ou 18 h que la pluie torrentielle arrive et peut se poursuivre jusqu’à tard dans la nuit.

Sourire d’une jeune maman péruvienne à Kishuara.

7 novembre, Cusco pour 11 jours de visites et treks……

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21 réflexions sur « Au coeur de l’Apurimac »

  1. Quelles merveilles ! Et quelle forme physique vous maintenez tous les 3 pour arriver à tenir la distance sur de tels dénivelés… Je vous admire… et vous remercie pour ce reportage qui me fait rêver ! Bon courage pour la suite. Je vous embrasse très fort !

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  2. Que de belles choses que vous nous faites découvrir,mais vous êtes toujours en train de monter et descendre, mais ni a-t’il pas un manque d ‘oxygène à cette altitude? ou alors c’ est votre « dopant » car si je comprend bien vous êtes en super forme malgré les kilomètres dans les jambes.
    Bravo encore bonne route amitiés Patrick.

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  3. Bravo Annie pour tes super reportages et à tous les trois pour votre endurance. On monte, on descend, on a chaud, on a froid, on s’émerveille avec vous, bref on VIT VOTRE VOYAGE AU PEROU par procuration… Bonne continuation, faites nous rêver encore longtemps. Bises.

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  4. Bravo pour ces dénivelés de malades ! je ne sais pas comment vous faites pour passer du « GLA GLA » au  » OUF je transpire » à ces altitudes péruviennes; y aurait-il une épice miracle dans vos plats ? bref continuez en restant nos globe-trotters à roulettes Bises Lyonnaises
    Mimi XP

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  5. Merci pour ce superbe reportage . Bravissimo pour votre courage et votre endurance !
    On vous suit de la Nouvelle-Calédonie …

    Anne-Marie DERRIEN

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  6. Bonjour Annie Quel courage et quelle volonté Mais comment faites vous pour résister à tout ces parcours très accidentés avec tout ce dénivelé, ce froid et parfois ce chaud. je vous tire mon chapeau à tous les trois Quel plaisir de visualiser toutes ces photos et commentaires
    Bravo et merci
    Bisous Annie Luynes

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  7. Bravo à t’s les trois , bon courage pour la suite du périple « prudence  » maître mot n’est ce pas Tonton Yves , et un grand merci pour votre reportage de toute beauté bisous Major

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  8. Coucou Annie, Magnifique voyage, des paysages grandioses ! Vous devez ressentir tous les trois une grande liberté. Ça donne envie de vivre votre expérience. Profitez pleinement et Continuez comme cela. Ici, nous sommes passés de l’été a l’hiver… Bises. Marie-Claude

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  9. Des conditions parfois trés difficiles …mais toujours le plaisir de découvrir ce Pays magnifique !…
    Merci pour ce nouveau beau reportage…qui nous permet de suivre vos aventures !

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  10. Ouf! Je retiens surtout une chose, là tout de suite:, vous êtes bien et en forme! On s’inquiète entre dénivellations et températures; et une question de jalouse: pourquoi, chez moi il n’y a pas ces magnifiques fleurs dans les chênes? bisous Bernadette et bravo et merci à ts les 3.

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  11. Je découvre ce jour ton blog Annie…..J’ai réussi à récupérer mon retard!! Que de moments riches de communion avec la rencontre de cette nature et des gens qui la peuple; même si ils ne semblent pas troubler bcp votre tranquillité… L’effort qui rend encore plus grandiose de telles découvertes n’est que pour vous …mais merci pour ce partage.Bises à toi, Annie et aussi à Yves (à Bernadette également que je ne connais pas)
    Savourez!!!! Mireille (et Henri)

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